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L'Ontario inspire

De Philippe Orfali
Illustration : Michelle Thompson / Anna Goodson

Photo illustrée d’élèves marchant en direction de l’école. Une banderole de drapeaux est suspendue entre ciel et terre. Le fond de scène est composé d’Photo de l’école et d’arbres. Le ciel est bleu, légèrement nuageux avec un arc-en-ciel.

Depuis sa création en 2004 et sa mise en œuvre l’année suivante, la Politique d’aménagement linguistique (PAL) a fait des petits : non seulement des provinces telles que le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan ont repris le concept, mais Queen’s Park a aussi mis sur pied, en 2011, la PAL de l’Ontario pour le postsecondaire et la formation professionnelle.

Le plan destiné à l’enseignement supérieur contient six axes d’intervention, notamment l’accès aux programmes de langue française, le soutien et la réussite de l’étudiant francophone, ainsi que des partenariats et de la collaboration avec la communauté et les établissements de langue française. À l’instar du Regroupement des étudiants franco-ontariens, nombreux sont d’avis que cette PAL a contribué au présent débat sur la création d’une université de langue française en Ontario. Par ailleurs, depuis 2014, le gouvernement travaille à l’élaboration d’un cadre d’aménagement linguistique pour la petite enfance en Ontario.

Adoptée l’an dernier, la Politique d’aménagement linguistique et culturel du Nouveau-Brunswick est perçue comme un nouveau «contrat social» entre le gouvernement et la communauté acadienne. Sa création était l’une des principales recommandations du rapport de la Commission sur l’école francophone du Nouveau-Brunswick, en 2009. Elle vise à assurer la pérennité et la vitalité de la communauté acadienne en tenant compte du rôle clé de l’école en situation minoritaire. Les conseils scolaires de langue française de l’Ouest et des territoires songent eux aussi à créer une éventuelle politique d’encadrement linguistique et culturel inspirée de la PAL ontarienne.

Il n’y a pas que les francophones qui ont mis en place une telle politique ou qui songent à le faire. De nombreuses communautés autochtones de l’Ontario intègrent déjà, à leur manière, les apprentissages traditionnels et la transmission de la culture au programme scolaire. Mais la façon d’intervenir diffère, souligne Janine Griffore, qui s’occupe à la fois de l’éducation de langue française et de l’éducation autochtone au ministère de l’Éducation.

«Il existe certaines ressemblances entre la PAL et le [Cadre d’élaboration des politiques de l’Ontario en éducation des Premières Nations, des Métis et des Inuits] créé en 2007, par exemple, au niveau des partenariats avec la communauté. Mais il y a aussi de grandes différences, puisqu’en Ontario seulement, on compte 133 différentes Premières Nations. Le Cadre tient compte de leurs spécificités», dit-elle. Comme pour la PAL, le document met l’accent sur la nécessité d’améliorer la réussite scolaire des élèves.