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Examen final

Photo noir et blanc de Raine Maida, auteur-compositeur-interprète et activiste social. Il regarde au loin.

Force créatrice

Auteur-compositeur-interprète et activiste social, Raine Maida parle du pouvoir de l’éducation.

De Laura Bickle

NOM : Raine Maida

Décrivez-vous à l’élémentaire.
Introverti, timide mais intégré, j’avais d’excellentes relations avec mes enseignants.

Votre matière préférée?
Les sciences; j’aime relever des défis. L’aspect découverte était si attrayant! Cela faisait écho à mon exploration de la musique et à ma découverte des accords et des mélodies.

Et vous aimiez moins?
Les sciences aussi! Ce domaine m’était tellement étranger.

Vos œuvres littéraires préférées?
En 5e année, j’avais un enseignant assez marginal, qui portait une veste en cuir. Nous parlions poésie et littérature. Il m’avait dit que j’allais aimer les poètes de la Beat Generation. Ça m’est resté et, en 10e année, j’ai commencé à lire Ginsberg et Sur la route de Jack Kerouac. Je me suis dit : «Voilà le genre de paroles que je veux chanter.»

Vos écrivains préférés?
Un philosophe universitaire, activiste et auteur américain, Cornel West, et surtout son livre Tragicomique Amérique : démocratie et impérialisme. Il ne mâche pas ses mots. J’aime aussi l’inventeur et futurologue Ray Kurzweil, qui a écrit The Age of Spiritual Machines.

Que lisez-vous actuellement?
Conscious Capitalism de John Mackey et Raj Sisodia. Il est étonnant de voir comment les consommateurs – surtout les post-boomers – suscitent une prise de conscience collective. Ils veulent acheter auprès d’entreprises éthiques.

Qu’auriez-vous aimé apprendre?
Mon parcours scolaire était très linéaire. J’envie la façon dont les élèves font aujourd’hui leur apprentissage en mettant davantage l’accent sur la créativité.

Quel était votre repas du midi préféré?
Ma mère me faisait toujours des sandwichs au thon. Je détestais ça. Alors je les échangeais contre des sandwichs au Nutella.

Quand auriez-vous aimé aller à l’école?
Maintenant. C’est l’époque des idées; on vit un moment grandiose et profond. J’ai toujours été un fervent adepte de l’éducation comme arme propice au changement.

Quelle langue aimeriez-vous parler?
Le chinois. Ce serait tellement intimidant; j’aimerais beaucoup essayer.

Meilleurs conseils reçus à l’école?
C’est une phrase de Ralph Waldo Emerson : «Dès lors qu’il y a vie, il y a danger.» C’est à ça que j’ai pensé en quittant l’Université de Toronto pour poursuivre une carrière musicale. Ce choix dangereux m’a permis de me sentir vivant. Le confort n’est pas toujours bénéfique.