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Courrier des lecteurs

Qu’en pensez-vous?

Pour parler profession vous invite à écrire des lettres en réponse aux articles que vous avez lus. Nous nous réservons le droit d’abréger vos textes. Pour être considérée aux fins de publication, une lettre doit comporter le numéro de téléphone de jour de son auteur. Envoyez votre texte à revue@oeeo.ca ou à Rédaction, Pour parler profession, 101, rue Bloor Ouest, Toronto (Ontario) M5S 0A1.

Une question d’exactitude

Photo d’un article publié dans le numéro de juin 2019 de Pour parler profession. L’article contient une illustration d’un enseignant et de plusieurs élèves bougeant les bras et les jambes.

À la page 12 du numéro de juin 2019 de Pour parler profession, l’illustration qui accompagne l’article «Dans la pratique» n’est pas exacte d’un point de vue mathématique.

Même mes élèves de 6e année ont tout de suite remarqué – sans l’utilisation d’un rapporteur d’angles – que certains angles, tels qu’ils sont inscrits, ne correspondent pas du tout aux angles que les corps forment. Par exemple, en examinant simplement les deux angles encerclés dans l’illustration, on constate que ce sont des angles obtus (supérieurs à 90 degrés) et non pas des angles aigus de 40 et de 35 degrés, tel que l’illustrateur l’a indiqué.

Roberta (Bobbie) Brooks, EAO, enseignante de 6e année à la St. Teresa of Calcutta Catholic Elementary School du Windsor Essex Catholic District School Board

Réponse de la rédaction : Vous avez tout à fait raison. Nous aurions dû nous en apercevoir. Nous sommes toutefois ravis de savoir que la revue a servi à l’apprentissage de vos élèves.

Un regard plus approfondi sur la violence dans nos écoles

Photo de la couverture du numéro de juin 2019 de Pour parler profession sur laquelle figure un enfant portant des lunettes et un sac à dos. L’enfant est debout et tient les courroies du sac à dos.

Lors d’un voyage en Angleterre, récemment, j’ai appris qu’un enseignant sur quatre au Royaume-Uni subit des violences physiques de la part d’élèves, et ce, au moins une fois par semaine (The Guardian, 20 avril 2019). À mon retour au pays, mon exemplaire de la revue était dans ma boite aux lettres avec, en couverture, un sosie angélique de Harry Potter pour présenter l’article sur la protection des élèves victimes de la maltraitance des enseignants. Tant mieux pour nous, vous me direz. Tandis que les Britanniques, eux, s’inquiètent des agressions commises par les élèves, notre seul souci à nous est de punir ces vilains enseignants qui abusent de leur autorité en classe.

Une recherche rapide sur Google confirme toutefois ce que je savais déjà pour en avoir fait l’expérience : selon une récente étude de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, au moins 4 enseignants sur 10 au Canada subissent des violences physiques de la part d’élèves. Ainsi, le taux d’agressions des enseignants par les élèves est de 25 pour cent au Royaume-Uni et de 40 pour cent au Canada : un écart très alarmant. Ce qui est encore plus alarmant, c’est le silence qui entoure ces statistiques dans des publications comme Pour parler profession. Ne pensez-vous pas que de telles données méritent de faire l’objet d’un article de fond dans notre revue, par notre organisme d’autorèglementation, avec une image pertinente en couverture?

Mirek Lalas, EAO, chef de section pour le York Region District School Board

Parlons encore de yoga en classe

Photo d’un article publié dans le numéro de juin 2019 de Pour parler profession. L’article contient une illustration d’un enseignant dans une salle de classe, debout les bras levés. Les élèves ont également les bras levés.

Je vous écris en réponse à la lettre à la fois provocatrice et intéressante sur le yoga, publiée dans le numéro de juin 2019. L’auteure présente le yoga comme une activité confessionnelle offerte par certains conseils scolaires.

Tout le monde sait que le bienêtre physique, social et affectif des élèves contribue à leur réussite scolaire. Le yoga et la pleine conscience peuvent s’avérer d’excellentes activités pour calmer et détendre les élèves et leur enseigner de saines habitudes de vie comme la gestion des émotions par la respiration. En apprenant à gérer des émotions comme la colère, l’anxiété et le stress, les enfants et les jeunes seront mieux outillés pour prendre de saines décisions en ce qui concerne la maitrise de ces émotions.

Dans sa lettre, l’auteure suggère qu’il suffit de consulter Google pour «s’informer sur les pratiques confessionnelles et les risques d’y exposer involontairement les élèves». Un tel exercice produira sans doute des résultats contradictoires. De plus, je ne crois pas qu’une telle recherche tiendra compte des multiples façons dont notre société multiculturelle et multiconfessionnelle perçoit de telles pratiques.

Je me demande si les communautés scolaires ne pourraient pas plutôt promouvoir l’inclusion en adoptant une approche collaborative adaptée au XXIe siècle.

Beverley MacLean-Lindsay, EAO, ancienne infirmière, enseignante aux cycles primaire-moyen, actuellement enseignante suppléante pour les apprenants adultes de l’anglais


La suggestion de l’auteure de la lettre d’éviter le yoga en raison de ses origines hindoues est, au mieux, malavisée et, au pire, xénophobe. Elle écrit : «Demander aux élèves de faire du yoga revient à leur demander de s’adonner à des pratiques d’une religion qui n’est pas la leur, ce qui est formellement interdit par certaines religions.» Si l’auteure plaide en faveur de la laïcité, pourquoi adhérer à ces «certaines religions» intolérantes?

De toute façon, notre système scolaire est loin d’être purement laïque. À Sarnia, où j’ai grandi, on récitait le Notre-Père tous les matins. Nous avons toujours des congés pour Noël et Pâques, ce qui fait que même les élèves non chrétiens doivent observer ces fêtes en restant à la maison. Nous enseignons à tous les élèves anglophones de la province à chanter «God, keep our land…» à la fin de notre hymne national. L’Ontario est l’une des trois provinces au pays qui financent encore les conseils scolaires catholiques. D’autres vestiges des traditions judéochrétiennes subsistent dans nos conseils scolaires, lesquels, malgré leur subtilité, sont plus visiblement religieux que les origines hindoues de simples exercices d’assouplissement et de respiration.

Dans le programme-cadre d’éducation physique et santé de 2010, on mentionne le yoga 15 fois. L’histoire des milliers d’élèves d’ascendance asiatique en Ontario est à peine mentionnée dans un curriculum qui est encore fondé sur les principes de la culture européenne.

Randy Ray, EAO, enseignant de 5e-6e année en immersion française à la Corvette Junior Public School du Toronto District School Board