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Gérer le risque

Vous avez raison de dire qu’il est impossible de garantir une école sans arachides, mais on peut prendre bien des mesures pour réduire le risque d’exposition à un degré acceptable. Il importe d’envoyer des lettres aux parents expliquant la nature de l’allergie et demandant qu’ils n’envoient pas d’aliments contenant l’allergène; il importe aussi d’informer le personnel et les élèves et de montrer au personnel comment se servir d’un Epi-Pen.

Or, je sais qu’il est difficile de rassurer les parents d’un enfant anaphylactique, tout spécialement quand il faut leur faire comprendre que l’élimination du risque est impossible et qu’une école ne peut que travailler avec eux pour gérer le degré de risque. Je remercie les enseignants de mon enfant qui ont fait preuve de compassion et de compréhension de la situation.

P. Lorraine Doyle
Lorraine Doyle enseigne à la Ross Doan School à Richmond Hill.


La ségrégation n’a pas de sens

À titre d’enseignante et de parent d’un enfant allergique aux arachides, je vous félicite d’avoir publié cet examen détaillé et précis sur les allergies mortelles. Toutefois, cela n’a pas de sens de suggérer l’interdiction d’aliments et la ségrégation d’enfants pendant le lunch, tout particulièrement avec ce que l’on sait sur les arachides. Un enfant isolé doit quand même retourner en classe et l’école compte de nombreuses petites quantités d’arachides impossibles à détecter, sans parler de la cour d’école où les enfants mangent leur collation librement.

Bien que par le passé certains médecins et organismes aient été hésitants à recommander des écoles élémentaires «sans arachides», la tendance est au changement. Comme nous en apprenons davantage sur la nature de ces allergies, il est de plus en plus évident qu’en tant que communauté, nous devons prendre position pour protéger le nombre toujours croissant d’enfants allergiques et permettre aux enseignants d’enseigner sans avoir à se soucier que leur classe ne soit pas sécuritaire.

Arlene Adamo
Arlene Adamo enseigne l’anglais aux cycles moyen-intermédiaire et est en congé de maternité.


Casse-tête linguistique

Je me demande pourquoi, à une période où les aptitudes à la communication de nos élèves sont toujours remises en cause, la ministre Janet Ecker oblige l’Ordre à mettre en œuvre une norme en matière de compétence linguistique pour le personnel enseignant, norme que l’Ordre juge inadéquate. Les avantages politiques de cette décision m’échappent.

Ce qui saute aux yeux, même aux miens, c’est que la ministre souhaite répondre aux demandes de l’Ordre d’une manière qui ne sied qu’à elle et à ses conseillers de Queen’s Park.

Frank H. Sweet
Frank Sweet est un enseignant de mathématiques à la retraite. Il demeure à Lion’s Head.


Allergies : des précisions

L’article «Une réaction anormale à des choses normales» publié dans le numéro de septembre a reçu de nombreux compliments, des demandes de réimpression et de distribution à un plus vaste auditoire.

Il a aussi suscité un débat sur les effets secondaires de certains traitements contre l’asthme, comme la théophylline et les corticostéroïdes, qui peuvent limiter les capacités d’apprentissage d’un enfant.

Pour parler profession a demandé au Dr Tom Kovesi de clarifier la question. Il est spécialiste en maladies pulmonaires infantiles et directeur médical du Centre d’éducation sur l’asthme de l’Association pulmonaire d’Ottawa-Carleton qui assure le suivi des réactions de quelque 1 000 enfants atteints d’asthme grave dans la région de l’Est de l’Ontario et de l’Ouest du Québec.

D’après le Dr Kovesi, la théophylline augmente l’activité et d’anciennes études montrent qu’elle peut ralentir l’apprentissage d’un enfant qui a des problèmes d’attention, mais c’est là un vieux traitement de moins en moins usité.

Les corticostéroïdes sont administrés par inhalation ou par voie buccale. Chaque méthode vise un objectif particulier et entraîne des effets secondaires différents. Les stéroïdes inhalés servent à prévenir les crises d’asthme; les stéroïdes administrés par voie buccale servent à traiter les crises d’asthme graves.

Le Dr Kovesi confirme que les stéroïdes inhalés sont très efficaces et sécuritaires et «ne modifient pour ainsi dire jamais le comportement; à ma connaissance, il n’y a aucune preuve qu’ils nuisent à l’apprentissage». Bien qu’il existe quelques cas, poursuit le Dr Kovesi, où des enfants ont eu des réactions aux stéroïdes inhalés qui se sont traduites par des problèmes de comportement, «il s’agit d’occurrences extrêmement rares».

D’après le Dr Kovesi, les stéroïdes administrés par voie buccale comme le Prednisone peuvent entraîner des problèmes comportementaux temporaires comme une activité excessive et des sautes d’humeur, de même qu'un accroissement de l’appétit. Toutefois, il est rare d’en recommander un usage à long terme, ajoute-t-il, et quand ils sont utilisés pour traiter des crises d’asthme plus graves, on les administre sur une période de cinq jours.

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