frregist.jpg (3298 bytes) Faire la différence

L’Ordre a trois ans et demi. Depuis sa création, le conseil et le personnel ont mis sur pied l’ordre professionnel qui compte le plus de membres au pays.

 

de Margaret Wilson

margaret_wilson.jpg (41536 bytes) Voici ma dernière chronique. Je remercie tous ceux et celles qui ont participé aux étapes initiales de la mise sur pied de l’Ordre et soulevé des questions qui, dans le cadre de notre mandat légiféré, devront être débattues par la profession dans l’année qui s’en vient.

La présidente du premier conseil, Donna Marie Kennedy, a apporté une contribution considérable à l’Ordre. Son sens du devoir et son intérêt indéfectible pour l’enseignement comme profession n’avaient d’égal que son sens de justice et son sens de l’humour, même dans les débats les plus tendus.

John Cruickshank, à la vice-présidence du conseil, et tous les membres du conseil ont abordé avec enthousiasme le travail du conseil et des comités. Leur participation, appuyée par un personnel compétent, a donné des résultats impressionnants.

L’Ordre a transformé une base de données truffées d’erreurs en un tableau public des membres de l’Ordre, soit une tâche énorme étant donné le nombre de membres. Votre volonté à fournir les corrections à apporter à votre dossier a été essentielle à la réussite de cette initiative.

L’EXCELLENCE DES NORMES

Nous disposons dorénavant d’un processus de plaintes et d’enquête qui garantit au plaignant et au membre de l’Ordre une procédure équitable et juste. L’Ordre a rapidement entrepris l’élaboration des normes d’exercice, des normes de déontologie et d’un cadre de la profession qui définissent l’excellence en enseignement et fournissent une base solide à l’amélioration continue de chaque enseignante et enseignant.

En outre, nous avons collaboré avec les facultés d’éducation pour amorcer l’examen continu des programmes de formation initiale à l’enseignement en Ontario. Nous avons entamé l’examen du perfectionnement professionnel à distance, question qui touche de près des milliers de membres. Nous avons aussi élaboré une politique en matière de compétence linguistique, présenté une version révisée d’un règlement sur les qualifications requises pour enseigner à la ministre et adopté un règlement sur l’agrément qui, malheureusement n’a toujours pas reçu l’assentiment du conseil des ministres.

Enfin, en plus du travail relevant de notre mandat, nous avons produit un document de recherche imposant ainsi qu’un rapport très étayé à la ministre sur l’évaluation du personnel enseignant qui soulève de nombreuses questions auxquelles le conseil doit répondre. Comme la plupart de nos documents, il demeure accessible dans le site web à www.oct.ca.

Que reste-t-il à accomplir? Une fois le règlement sur l’agrément approuvé par le gouvernement, l’Ordre devra revoir et approuver plus de 200 cours différents, en français et en anglais, offerts par les dix facultés d’éducation. Le règlement prévoit la formation continue du personnel enseignant qui élargira la gamme de fournisseurs et les types d’activités de perfectionnement, soit un développement très attendu par de nombreux membres de l’Ordre.

Bientôt, l’Ordre retournera dans les campus de la province pour procéder au premier exercice d’agrément autorisé des programmes de formation initiale. Les panels s’attendent à ce que les recommandations formulées par l’Ordre aient été mises en œuvre, et la profession devrait commencer à voir qu’un dialogue continu entre les facultés, le personnel enseignant et les administrateurs qui entraînera la mise sur pied de programmes de formation à l’enseignement plus solides et plus souples en Ontario.

DES RÉPONSES

Des questions importantes demeurent sans réponse. Si le Ministère va de l’avant avec son système détaillé d’évaluation du rendement, aurons-nous – la profession – la responsabilité de décrire la compétence en enseignement? Si les enseignantes et enseignants veulent se faire entendre sur cette question, l’Ordre doit collaborer avec ses membres et ses partenaires comme il l’a fait dans l’élaboration des normes et des recommandations sur l’évaluation du personnel enseignant. Les enseignantes et enseignants de l’Ontario détermineront-ils quel sera le test d’entrée dans la profession? Cette initiative et bien d’autres encore tout aussi importantes déterminant le statut de notre profession en matière d’autoréglementation auront une incidence considérable sur l’avenir de nos écoles.

J’ai accepté le poste de première registrateure parce que je croyais que nous avions besoin d’un ordre professionnel au sein duquel la profession enseignante et le public étaient représentés à peu près également et auquel pourrait lui incomber la responsabilité de tous les aspects inhérents à un système scolaire de qualité pour les élèves de l’Ontario.

Le bien-être et la prospérité de notre société dépendent de la qualité de notre système d’éducation. J’ai cru et je crois encore qu’il est possible de l’améliorer.

À titre d’ordre professionnel, nous avons connu un bon départ, mais il reste beaucoup à faire. Si nous réussissons, tout le monde y gagnera, surtout cet élément essentiel d’une société heureuse et fonctionnelle, l’enseignant.

 

HAUT