La plupart des nouveaux diplômés
sont heureux de leur poste en enseignement
Presque tous les diplômés
de 2001 des facultés déducation signalent quils
ont trouvé un poste en enseignement dès leur première
année dans la profession.
de Frank McIntyre
LES études
les plus récentes effectuées par lOrdre des enseignantes
et des enseignants de lOntario indiquent que 96 pour 100 des
nouveaux enseignants ontariens occupent un poste en enseignement et que
la plupart dentre eux sont satisfaits de ce poste.
Plus de 80 pour
100 se disent satisfaits de leur première expérience
en enseignement, seulement 18 pour 100 exprimant au contraire
leur insatisfaction générale. Une nouvelle enseignante a
décrit sa profession en ces termes : «Cest enrichissant.
Et terriblement exigeant. Mais jadore ça!»
La plupart des
diplômés enseignent
En avril dernier, dans le cadre de son étude sur la transition
à lenseignement, lOrdre a effectué un sondage
auprès de 6 800 diplômés des facultés
déducation de la province qui terminaient leur première
année denseignement en Ontario.
La pénurie
denseignants résultant de la retraite de nombre dentre
eux s'est traduite par un marché du travail des plus accueillants
pour la plupart des nouveaux enseignants. Non seulement se sont-ils trouvé
un emploi dès la première année, mais un peu plus
des trois quarts ont décroché un emploi à temps plein
et 13 pour 100, un poste de suppléance à long terme.
Enfin, dix pour cent ont dit faire de la suppléance.
Vu la forte demande
actuelle denseignants en Ontario, les conseils scolaires se réjouissent
de la préparation des nouveaux enseignants par les facultés
déducation. Au cours des trois dernières années,
les facultés ont augmenté leurs effectifs de plus de 1 500 étudiants
par année. Dans une étude antérieure de lOrdre,
99 pour 100 des diplômés de 2001 avaient exprimé
leur désir de poursuivre une carrière en enseignement. En
effet, 98 pour 100 dentre eux sont devenus membres de
lOrdre. Cette dernière étude confirme donc que presque
tous ces nouveaux membres occupent un poste en enseignement dans un conseil
scolaire de lOntario.
Formation correspondant
à lemploi
La majorité des nouveaux enseignants qualifient leur formation
dexcellente ou de bonne par rapport à leur emploi actuel,
quoique une personne sur quatre ait exprimé quelque insatisfaction
à cet égard. Quelque 16 pour 100 de ces nouveaux
enseignants, qui enseignent au primaire, ont en fait obtenu leur qualification
initiale pour enseigner aux cycles intermédiaire et supérieur.
Par ailleurs, seulement quatre pour cent des nouveaux enseignants du secondaire
disent avoir obtenu leur carte de membre avec une qualification de base
pour enseigner aux cycles primaire et moyen.
Malgré tout,
certains enseignants ont jugé de façon positive leur passage
à un cycle pour lequel ils n'avaient pas été formés.
Comme lun deux a fait remarquer : «Jai la qualification
pour enseigner au cycle intermédiaire ou supérieur, mais
je suis très content denseigner à lélémentaire
et je compte y rester pendant un bon bout de temps.»
La plupart des nouveaux
enseignants se disent bien préparés pour enseigner. Ils
signalent en outre avoir disposé de bons appuis à leurs
débuts. Quelque 70 pour 100 ont exprimé leur satisfaction
générale par rapport à leur formation, tandis que
20 pour 100 dentre eux se sont dit quelque peu insatisfaits
et que sept pour cent se sont dit insatisfaits sans fournir de raison.
Neuf personnes sur dix se sont dit satisfaites de leur stage, tandis que
64 pour 100 ont jugé leur formation satisfaisante. Plusieurs
ont commenté les nombreux défis dordre pratique que
doivent relever ceux qui se retrouvent titulaires dune classe dès
leur première année denseignement. À preuve,
ce commentaire dun nouvel enseignant : «La première
année denseignement, cest le désordre organisé
et plus de correction à faire que je ne laurais imaginé.»
Un autre déclare : «Jaurais aimé quon
me parle de la difficulté denseigner la première année
quand on nest pas vraiment bien préparé ni organisé
à lavance. Jaurais aussi aimé recevoir une meilleure
orientation et un mentorat personnalisé, et quon me dise
à quoi on sattendait de moi.»
Appui inégal
Les sources dappui offertes aux nouveaux enseignants varient
énormément dune situation à lautre, témoignant
du peu duniformité des programmes dinitiation des nouveaux
enseignants. À peine plus de 51 pour 100 ont exprimé
leur satisfaction envers les services dorientation à lenseignement
offerts par les conseils scolaires, tandis que 20 pour 100 les
ont jugés plutôt insatisfaisants et que 28 pour 100 les
ont qualifiés dinsatisfaisants ou dinexistants.
La moitié des
nouveaux enseignants ont dit que le mentorat, officiel ou non, sétait
avéré satisfaisant durant leur première année
denseignement, tandis que 15 pour 100 dentre eux
se sont dit plutôt insatisfaits de lexpérience et que
35 pour 100 lont jugée carrément insatisfaisante
ou inexistante.
Lécart
entre les commentaires sur le mentorat était remarquable, allant
des compliments et de la gratitude à légard des enseignants
expérimentés jusquaux appels au secours. Comme la
dit quelquun : «Les enseignants ont été dun
grand soutien. Je partage la classe avec la directrice adjointe. Elle
est un mentor extraordinaire.» Un autre sexprime en ces termes
: «Je suis complètement isolé. Aucun
mentor ne ma été assigné. Tous les autres enseignent
depuis dix ans ou plus et font chacun leur petite affaire.» Plus
de la moitié des répondants étaient insatisfaits
de la formation en cours demploi offerte par le conseil scolaire
ou des ressources mises à leur disposition en classe.
Peu dentre
eux quittent la profession
Neuf nouveaux enseignants sur dix comptent enseigner en Ontario lan
prochain. Cependant, près de la moitié dentre eux
sattentent à changer de poste en enseignement ou planifient
de le faire. Quatre pour cent disent quils essaieront de trouver
un poste à lextérieur de la province. Six pour cent
nont pas lintention denseigner lan prochain. La
plupart dentre eux envisagent un arrêt pour des raisons familiales,
pour étudier ou pour quelque autre raison. Le sondage a révélé
que seulement deux pour cent des personnes comptaient quitter lenseignement
au terme de leur première année denseignement.
Frank McIntyre
est consultant en ressources humaines à lOrdre. On peut lui
écrire à fmcintyre@oct.ca.
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