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Allocution de la MinistreLe respect à l’affiche
La ministre a participé à la première réunion du nouveau conseil, le 9 novembre dernier. «Il faut que les enseignantes et enseignants remarquables que nous avons dans cette province se sentent respectés», a-t-elle souligné. En vertu de la législation, la ministre de l’Éducation et le conseil doivent se rencontrer une fois par année; la ministre a toutefois déclaré qu’elle espère «communiquer souvent avec l’Ordre dans les mois à venir». En parlant du projet de loi 52 sur l’apprentissage des élèves jusqu’à 18 ans, pour lequel l’Ordre avait exprimé des réserves, la ministre a promis que s’il était adopté, il ne compromettrait en rien l’éducation publique. Dans sa soumission au Comité permanent de l’Assemblée législative, l’Ordre s’est dit préoccupé du fait que «la loi proposée laisse entrevoir la possibilité de toutes sortes d’activités fournies par des personnes qui ne sont pas membres de l’Ordre, qui n’ont pas les qualifications requises pour enseigner ou pour évaluer les habiletés des élèves, leurs styles d’apprentissage ou leurs progrès, ni l’efficacité de leur programme». La ministre a répondu : «Nous avons entendu les préoccupations du personnel enseignant à l’égard de l’intégrité du diplôme d’études secondaires.» Elle a promis que «du personnel enseignant qualifié demeurera au cœur même du système. La direction délivrera les diplômes d’études secondaires et accordera les crédits, et nous veillerons à ce que le système demeure entre les mains du public.» En réponse à un membre du conseil, qui se préoccupait du fait que l’initiative sur l’apprentissage des élèves jusqu’à 18 ans permettrait aux élèves d’obtenir jusqu’à quatre crédits pour des cours qui ne seront pas donnés par des pédagogues agréés, la ministre a indiqué qu’il fallait replacer la question en contexte. Elle a ajouté qu’il y aurait des mesures en place, notamment la supervision du Ministère et la participation du personnel enseignant et des écoles. Elle insiste que ce seront des enseignants certifiés qui offriront des idées quant aux possibilités d’apprentissage qui encourageront les élèves à terminer leurs études. Parmi les points abordés dans le cadre de son engagement à promouvoir le respect pour la profession, la ministre a souligné l’ajout de six postes élus au conseil. Au chapitre des normes d’exercice et de déontologie révisées, elle a précisé : «Je sais que vous accomplirez un excellent travail en faisant connaître ces normes au public au cours des prochains mois. Il est essentiel que ces normes soient communiquées et que le public comprenne et le rôle de l’Ordre, et les normes auxquelles le personnel enseignant doit se soumettre.» Elle a aussi promis de poursuivre les discussions sur l’évaluation par les pairs, pour la direction d’école. Le conseil n’est pas en faveur d’une telle évaluation puisque les panels formés de membres nommés et élus peuvent très bien évaluer et juger équitablement la conduite professionnelle des membres de l’Ordre. La ministre reste d’avis qu’on peut trouver un terrain d’entente. Elle a parlé des améliorations faites quant à la réduction de la taille des classes (surtout à l’élémentaire), aux relations avec les enseignants, aux meilleures notes des élèves de 3e et de 6e année et au taux plus élevé de diplômés. Mme Wynne a aussi souligné l’initiative visant à inclure un cours de développement du caractère et les deux nouvelles subventions pour encourager les parents à prendre une part active dans l’éducation de leurs enfants. «Si elles ne sont pas révolutionnaires en soi, ces mesures s’appuient sur des recherches qui prouvent que les élèves réussissent mieux si les parents participent activement à leur vie scolaire. Il n’est donc pas étonnant que le gouvernement apporte une contribution financière considérable à cette fin.» |