Juin 2000

Pour parler profession vous invite à écrire des lettres et des articles sur des domaines d’intérêt pour la profession. Nous nous réservons le droit d’abréger une lettre. Pour être publiée, une lettre doit être signée et donner le numéro de téléphone de jour de son auteur. Envoyez votre lettre à : Éditeur, Pour parler profession, 121, rue Bloor Est, Toronto ON M4W 3M5; courriel : revue@oct.ca


Sites négligés
Dans la chronique Cyberespace de mars, Quentin D’Souza offre des conseils sur la façon de trouver du contenu canadien sur Internet. Bien que la plupart de ses suggestions soient utiles, je crains que la tâche de trouver des sites canadiens ne soit pas si facile qu’il ne le prétende.

Les moteurs de recherche comme canada.com se servent de logiciels automatiques qui ne cherchent qu’à l’emplacement du serveur sur lequel l’information est affichée, et non le contenu, pour déterminer si un site est canadien. L’information étrangère affichée dans un serveur canadien sera alors désignée canadienne et le contenu canadien affiché dans un serveur à l’extérieur du Canada ne le sera pas.

Prenez, par exemple, le site web de la Great Lakes Sea Kayaking Association, dont j’assure l’administration. Notre association est basée au Canada et notre contenu est à 100 pour 100 canadien. Toutefois, nous ne sommes qu’un groupe à but non lucratif et notre site web est accueilli gratuitenent par geocities aux États-Unis.

Je doute que nous soyons les seuls dans cette situation.

Si vous ne vous fiez qu’à des moteurs de recherche canadiens ou au logo de la feuille d’érable pour identifier les sites canadiens sur Internet, vous passez à côté de sites intéressants au contenu canadien.

Sandy Richardson
Sandy Richardson enseigne les mathématiques à l’école Monarch Park Collegiate à Toronto.


Donnez-nous les outils nécessaires

Certains enseignants sont doués pour passer des tests sans pour autant être de bons enseignants. Les évaluer au moyen de tests ne résoudra certainement pas ce problème. Ce qu’il faut faire, c’est créer un environnement positif où sont offertes des journées pédagogiques dans les écoles élémentaires et secondaires qui permettront aux enseignants de suivre des cours pendant le jour. Nous n’avons droit qu’à quatre jours de perfectionnement professionnel et pourtant, le gouvernement insiste pour faire passer des tests aux enseignants. On ne nous donne pas les outils nécessaires pour nous développer au plan professionnel. Les enseignants continuent d’apprendre, mais dans leur temps libre, après l’école.

Jeremy Cox
Jeremy Cox enseigne à la 5e année à la Our Lady of Mercy School à Mississauga.


Bientôt à la retraite

Je remarque que vous consacrez de nombreuses pages des numéros récents à la pénurie de personnel enseignant qui s’annonce. J’aimerais savoir ce que l’Ordre fait pour encourager les enseignants qui seront bientôt à la retraite.

En ce qui me concerne, si nous n’étions pas traités avec dédain par la province, si le climat de travail était plus invitant et si l’on songeait sérieusement à proposer des horaires de travail innovateurs, je serais heureux de continuer. Je serais prêt à enseigner avec passion et énergie pendant un semestre, même à l’élémentaire s’il le fallait – peut-être même faire du partage d’emploi avec un collègue.

Phil Penney
Phil Penney enseigne la musique à l’Elkhorn Elementary School à Toronto


N’oubliez pas les spécialistes

Pendant que vous essayez de trouver des formules d’évaluation qui s’appliqueraient à l’ensemble des enseignantes et des enseignants, j’espère que vous tenez compte des spécialistes qui sont encore en fonction dans plusieurs écoles.

Je n’ai rien entendu ou lu encore à ce sujet. Pour ceux dont la spécialité est l’éducation physique, l’éducation artistique, le centre de ressources ou l’informatique, il serait très injuste de leur faire passer un test quelconque pour vérifier les connaissances sur le curriculum de français ou de mathématiques.

J’ai passé les 13 dernières années à enseigner en arts (musique, danse, art dramatique et arts plastiques) et si on veut vérifier mes connaissances dans le domaine de l’éducation artistique pour s’assurer que je sais les transmettre aux élèves, pas de problème.

Mais ne me demandez pas de passer un test sur les mathématiques alors que je n’ai jamais enseigné cette matière. Si jamais je devais retourner à l’enseignement de la formation générale, alors là j’irai me recycler. Même si les spécialistes sont de plus en plus rares dans nos écoles élémentaires, il ne faudrait pas les oublier complètement.

Louise Potvin-Laliberté
Louise Potvin-Laliberté enseigne les arts intégrés à l’École Paul VI à Hawkesbury.