de John Fredette
Les 7 500 enseignantes et enseignants en technologie de langue
anglaise de lOntario ne devraient plus être représentés que par une seule
association une fois que les membres des cinq associations existantes se seront
rencontrés au congrès de 1999, qui se tiendra à Toronto les 14 et 15 mai, afin de
discuter de la création dune nouvelle association, la Technological Educators
Association of Ontario (TEAO).
Depuis quatre ans, les membres de lOntario Technological Education Association
(OTEA), de la Design and Technology Teachers of Ontario (DTTO), de lOntario
Technology Education Co-ordinators Council (OTECC), du Technological Education Curriculum
Consortium of Ontario (TECCO) et de lOntario Technological Directors
Association (OTDA) travaillent à létablissement de la structure dune
association unique.
LAssociation franco-ontarienne en éducation technologique (AFOET) a également
participé aux discussions, mais en raison de son mode de financement différent, elle
continue comme par le passé à représenter les enseignantes et enseignants en
technologie du système de langue française. Les organismes poursuivront néanmoins leur
étroite collaboration.
METTRE LA TECHNOLOGIE EN VALEUR
Les partenaires qui travaillent à la création de ce nouvel organisme espèrent
quil leur permettra de défendre et de promouvoir léducation technologique
dune voix forte et unie.
La TEAO montrera la voie en travaillant avec dautres groupes intéressés sur des
questions se rapportant à léducation technologique, principalement par
lintermédiaire du Technological Education Liaison Group (TELG). Le TELG se compose
de représentants dassociations uvrant dans le domaine de la technologie, dans
les facultés déducation, les fédérations denseignantes et
denseignants, au ministère de lÉducation et de la Formation et à
lOrdre des enseignantes et des enseignants de lOntario.
À lheure actuelle, le TELG sattaque aux questions de qualifications
requises pour enseigner en technologie afin de niveler les inégalités qui existent entre
ceux qui enseignent au système public et ceux qui enseignent au système séparé et pour
que la délivrance de la carte de compétence reflète les modifications apportées au
système déducation ontarien.
PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL
Le congrès de 1999 est le type de possibilité de perfectionnement professionnel que
la nouvelle association espère pouvoir offrir. En outre, la TEAO favorisera et facilitera
lélaboration de ressources relatives au curriculum et leur mise en commun par les
enseignantes et enseignants; elle les aidera aussi à se tenir au courant des innovations
technologiques et de leur incidence sur les programmes scolaires. Un aspect important de
la tâche du TEAO pourrait consister à élaborer et à offrir des mises à jour et une
formation en vue dobtenir des qualifications additionnelles.
Tous les enseignants et enseignantes en technologie de la province pourront être
membres de la nouvelle association. Fait nouveau et intéressant, la TEAO se propose
doffrir des adhésions à léchelon de lécole de façon à ce que tout
le personnel enseignant en technologie dune école puisse bénéficier des avantages
offerts par la TEAO. Les enseignantes et enseignants nauraient ainsi plus besoin
dadhérer à titre individuel.
Au congrès de 1999, John Fredette et Gord Bergsma proposeront un atelier sur le thème
de la technologie des communications afin de mettre en valeur limportance du réseau
de communication Internet à léchelle de la province du nouvel organisme. La
possibilité de publier une revue à lintention du personnel enseignant en
technologie de la province est également à létude. On espère que ce sera le
point de départ de la création dun projet-pilote unique en technologie intégrée,
lequel permettra aux élèves dintégrer les aptitudes à se servir dInternet
et la technologie au sein du service de rédaction du nouvel organisme. La publicité
serait offerte à tous les fournisseurs de matériel technologique de lOntario.
PÉNURIE DENSEIGNANTS EN TECHNOLOGIE
Voici ce que Crystal Adams, étudiante à Paris, en Ontario, a écrit dernièrement
dans une lettre au Hamilton Spectator : «Les enseignantes et enseignants en technologie
des écoles ontariennes sont passés par un processus dapprentissage et ont
travaillé pendant de nombreuses années dans leur domaine avant de se diriger vers
lenseignement. Ils sont mécaniciens, chefs cuisiniers, boulangers, esthéticiennes,
charpentiers, techniciens en informatique, etc.»
«Ces personnes seront les premières à vous dire que lenseignement est vraiment
un métier à part. Les défis à relever et les récompenses que lon y trouve sont
uniques à la profession. Pourquoi ont-elles choisi lenseignement? Parce
quelles voulaient faire une différence, susciter chez les élèves un intérêt et
un enthousiasme à légard de leur métier, le cas échéant, ou tout au moins
élargir leur horizon en leur permettant dexplorer des possibilités qui ne leur
seraient peut-être pas venues à lesprit. Cela est dautant plus important que
le Canada connaît une pénurie douvriers qualifiés. Si la génération suivante ne
manifeste pas dintérêt ou daptitudes en technologie, nous serons rapidement
distancés à léchelle de la planète.»
Comme le souligne cette étudiante, notre pays a besoin douvriers qualifiés. Or,
pour répondre à ce besoin, le système déducation doit garantir un nombre
suffisant denseignantes et denseignants qualifiés en technologie ainsi que
les ressources dont ils ont besoin pour enseigner. Cependant, tous les changements
apportés par la fusion des conseils scolaires et les coupures de budget font peser une
lourde menace sur léducation technologique.
Les personnes participant à léducation technologique doivent sexprimer
dune voix unie si elles veulent influencer les décisions touchant à
lenseignement de cette discipline. La nouvelle association entend bien être cette
voix.
Pour plus de renseignements sur le congrès de 1999 ou sur ladhésion à la TEAO,
communiquez par courriel à otea@npiec.on.ca.
John Fredette est vice-président de lOntario Technological Education
Association. Il enseigne à la Parkview Secondary School à Hamilton. Vous pouvez lui
écrire à otea@npiec.on.ca.
CONGRÈS DE 1999
Le congrès, qui se tiendra les 14 et 15 mai à la Central Technical School, à Toronto,
permettra au personnel enseignant en technologie de se préparer à mettre en uvre
le nouveau curriculum dans le cadre de la réforme des études secondaires.
Margaret Wilson, registrateure de lOrdre des enseignantes et des enseignants de
lOntario, sera loratrice principale; elle abordera notamment la question de la
pénurie imminente de personnel enseignant en technologie.
Dans le cadre du congrès, vous pourrez participer à des ateliers et écouter
plusieurs conférenciers de même que visiter des stands et rencontrer les équipes de
rédaction du curriculum. On envisage également dy tenir un salon de lemploi
afin dattirer des enseignantes et enseignants en technologie potentiels, ainsi que
des représentants de facultés déducation et de conseils de léducation.
Par ailleurs, un comité se penche sur la possibilité de rendre hommage à cinq
décennies denseignantes et enseignants en technologie et danciens membres
dassociations lors dun gala offert pendant la soirée douverture. Pour
obtenir des précisions et pour vous inscrire en tant que membres honoraires (anciens
enseignants et enseignantes en technologie), veuillez communiquer avec le responsable des
activités sociales, Bob Longworth, directeur adjoint à la Oakwood Secondary School au
(416) 393-1780 ou avec John Fredette, président du congrès, à otea@npiec.on.ca.