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Mars 1999

 

Une voix unique pour les enseignants en technologie


de John Fredette

Les 7 500 enseignantes et enseignants en technologie de langue anglaise de l’Ontario ne devraient plus être représentés que par une seule association une fois que les membres des cinq associations existantes se seront rencontrés au congrès de 1999, qui se tiendra à Toronto les 14 et 15 mai, afin de discuter de la création d’une nouvelle association, la Technological Educators Association of Ontario (TEAO).

Depuis quatre ans, les membres de l’Ontario Technological Education Association (OTEA), de la Design and Technology Teachers of Ontario (DTTO), de l’Ontario Technology Education Co-ordinators Council (OTECC), du Technological Education Curriculum Consortium of Ontario (TECCO) et de l’Ontario Technological Directors’ Association (OTDA) travaillent à l’établissement de la structure d’une association unique.

L’Association franco-ontarienne en éducation technologique (AFOET) a également participé aux discussions, mais en raison de son mode de financement différent, elle continue comme par le passé à représenter les enseignantes et enseignants en technologie du système de langue française. Les organismes poursuivront néanmoins leur étroite collaboration.

METTRE LA TECHNOLOGIE EN VALEUR

Les partenaires qui travaillent à la création de ce nouvel organisme espèrent qu’il leur permettra de défendre et de promouvoir l’éducation technologique d’une voix forte et unie.

La TEAO montrera la voie en travaillant avec d’autres groupes intéressés sur des questions se rapportant à l’éducation technologique, principalement par l’intermédiaire du Technological Education Liaison Group (TELG). Le TELG se compose de représentants d’associations œuvrant dans le domaine de la technologie, dans les facultés d’éducation, les fédérations d’enseignantes et d’enseignants, au ministère de l’Éducation et de la Formation et à l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario.

À l’heure actuelle, le TELG s’attaque aux questions de qualifications requises pour enseigner en technologie afin de niveler les inégalités qui existent entre ceux qui enseignent au système public et ceux qui enseignent au système séparé et pour que la délivrance de la carte de compétence reflète les modifications apportées au système d’éducation ontarien.

PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL

Le congrès de 1999 est le type de possibilité de perfectionnement professionnel que la nouvelle association espère pouvoir offrir. En outre, la TEAO favorisera et facilitera l’élaboration de ressources relatives au curriculum et leur mise en commun par les enseignantes et enseignants; elle les aidera aussi à se tenir au courant des innovations technologiques et de leur incidence sur les programmes scolaires. Un aspect important de la tâche du TEAO pourrait consister à élaborer et à offrir des mises à jour et une formation en vue d’obtenir des qualifications additionnelles.

Tous les enseignants et enseignantes en technologie de la province pourront être membres de la nouvelle association. Fait nouveau et intéressant, la TEAO se propose d’offrir des adhésions à l’échelon de l’école de façon à ce que tout le personnel enseignant en technologie d’une école puisse bénéficier des avantages offerts par la TEAO. Les enseignantes et enseignants n’auraient ainsi plus besoin d’adhérer à titre individuel.

Au congrès de 1999, John Fredette et Gord Bergsma proposeront un atelier sur le thème de la technologie des communications afin de mettre en valeur l’importance du réseau de communication Internet à l’échelle de la province du nouvel organisme. La possibilité de publier une revue à l’intention du personnel enseignant en technologie de la province est également à l’étude. On espère que ce sera le point de départ de la création d’un projet-pilote unique en technologie intégrée, lequel permettra aux élèves d’intégrer les aptitudes à se servir d’Internet et la technologie au sein du service de rédaction du nouvel organisme. La publicité serait offerte à tous les fournisseurs de matériel technologique de l’Ontario.

PÉNURIE D’ENSEIGNANTS EN TECHNOLOGIE

Voici ce que Crystal Adams, étudiante à Paris, en Ontario, a écrit dernièrement dans une lettre au Hamilton Spectator : «Les enseignantes et enseignants en technologie des écoles ontariennes sont passés par un processus d’apprentissage et ont travaillé pendant de nombreuses années dans leur domaine avant de se diriger vers l’enseignement. Ils sont mécaniciens, chefs cuisiniers, boulangers, esthéticiennes, charpentiers, techniciens en informatique, etc.»

«Ces personnes seront les premières à vous dire que l’enseignement est vraiment un métier à part. Les défis à relever et les récompenses que l’on y trouve sont uniques à la profession. Pourquoi ont-elles choisi l’enseignement? Parce qu’elles voulaient faire une différence, susciter chez les élèves un intérêt et un enthousiasme à l’égard de leur métier, le cas échéant, ou tout au moins élargir leur horizon en leur permettant d’explorer des possibilités qui ne leur seraient peut-être pas venues à l’esprit. Cela est d’autant plus important que le Canada connaît une pénurie d’ouvriers qualifiés. Si la génération suivante ne manifeste pas d’intérêt ou d’aptitudes en technologie, nous serons rapidement distancés à l’échelle de la planète.»

Comme le souligne cette étudiante, notre pays a besoin d’ouvriers qualifiés. Or, pour répondre à ce besoin, le système d’éducation doit garantir un nombre suffisant d’enseignantes et d’enseignants qualifiés en technologie ainsi que les ressources dont ils ont besoin pour enseigner. Cependant, tous les changements apportés par la fusion des conseils scolaires et les coupures de budget font peser une lourde menace sur l’éducation technologique.

Les personnes participant à l’éducation technologique doivent s’exprimer d’une voix unie si elles veulent influencer les décisions touchant à l’enseignement de cette discipline. La nouvelle association entend bien être cette voix.

Pour plus de renseignements sur le congrès de 1999 ou sur l’adhésion à la TEAO, communiquez par courriel à otea@npiec.on.ca.

John Fredette est vice-président de l’Ontario Technological Education Association. Il enseigne à la Parkview Secondary School à Hamilton. Vous pouvez lui écrire à otea@npiec.on.ca.

CONGRÈS DE 1999

Le congrès, qui se tiendra les 14 et 15 mai à la Central Technical School, à Toronto, permettra au personnel enseignant en technologie de se préparer à mettre en œuvre le nouveau curriculum dans le cadre de la réforme des études secondaires.

Margaret Wilson, registrateure de l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario, sera l’oratrice principale; elle abordera notamment la question de la pénurie imminente de personnel enseignant en technologie.

Dans le cadre du congrès, vous pourrez participer à des ateliers et écouter plusieurs conférenciers de même que visiter des stands et rencontrer les équipes de rédaction du curriculum. On envisage également d’y tenir un salon de l’emploi afin d’attirer des enseignantes et enseignants en technologie potentiels, ainsi que des représentants de facultés d’éducation et de conseils de l’éducation.

Par ailleurs, un comité se penche sur la possibilité de rendre hommage à cinq décennies d’enseignantes et enseignants en technologie et d’anciens membres d’associations lors d’un gala offert pendant la soirée d’ouverture. Pour obtenir des précisions et pour vous inscrire en tant que membres honoraires (anciens enseignants et enseignantes en technologie), veuillez communiquer avec le responsable des activités sociales, Bob Longworth, directeur adjoint à la Oakwood Secondary School au (416) 393-1780 ou avec John Fredette, président du congrès, à otea@npiec.on.ca.